La Rue 10

   Quelques absents et absentes aujourd'hui , nous espérons qu'ils et qu'elles reviendront vite.
Après un échauffement ou chacun va s'occuper de son corps puis de celui d'un autre acteur, pour lui faire sentir ses os, ses muscles, son énergie, la voix et l'articulation sont travaillées.
La puissance de chacun est à la hausse, et même si parfois les mots sont approximatifs, la bonne énergie est là : douceur , colère, exaspération...les nuances commencent à arriver.
Certains acteurs doivent encore travailler pour trouver comment sortir les sons à partir de leur ventre, mais de nets progrès sont déjà là.
Travail sur le regard dans le croisement d'un inconnu dans la rue. Les propositions sont fortes.
On complète en demandant de l'argent à l'autre. Certains nous étonnent soit par leur colère , soit par leur altruisme. L'exercice se complète , on passe de deux à trois protagonistes, et on s'aperçoit que d'être plusieurs à réagir décuple les énergies. Des acteurs , tr§s doux et gentils dan sla vie , se teste sur le rejet et la méchanceté...cela les fait beaucoup rire, et nous aussi.
La séance se termine sur une impro ou Marie seule au milieu de la scène , emmitouflée de notre accessoire fétiche du moment (toile de tente) réagit aux multiples passants qui ne la regardent même pas. Bravo Marie pour ton engagement .
Rendez vous vendredi prochain à La Maison pour Tous André Chamson et bonne semaine à toutes et tous.


LA rue 9

Aujourd'hui nous accueillons une nouvelle personne de l'équipe de la Cie La Hurlante : François le musicien, qui va nous faire quelques surprises au cours de la répétition ….
Après un échauffement précis et intensif à base d'étirements, de sons , de « haka » personnels, de marche de recherches de regards, de bonjours de toutes sortes, nous attaquons « les surprises » ;
François se met en scène et devient une « STAR » que tout le monde à envie d'approcher, tout d'abord timidement puis toutes et tous deviennent de vrais « groupies ». Les improvisations sont riches et très variées, du simple bonjour de loin pour celui qui n'ose pas se mêler à la foule , jusqu'à l'embrassade que le musicien ne peut refuser …
Puis ce même musicien devient quelqu'un d'inconnu, quelque part au coin d'une rue , sa housse de guitare déployée devant lui prête à ramasser quelques aumônes... Riche il aurait pu devenir, grâce aux gestes de dons de nos acteurs et actrices , très généreux avec les artistes. « il était un peu malheureux » dit mimi
« on compati » dit Antoine
L'altruisme de nos acteurs a frappé... !

Puis François va se servir de sa guitarre comme d'un accélérateur, ou ralentisseur des gestes des acteurs en promenade. A l'arrêt de sa musique des moments de « suspension » doivent exister , et chacun et chacune fait les recherches dans son corps pour trouver comment faire vivre ses moments.

La toile de tente refait son apparition pour abriter un acteur, qui avance de plus en plus fatigué pour s'y "lover" sans que les « gens » autour s'en aperçoivent. C'est très dur pour certains et certaines de ne pas aller voir comment se porte celui qui est au sol, et Ali appelle même « à l'aide ». 
Si dans la rue , nos acteurs croisent le chemin de personnes démunies, leurs porte monnaie va se vider à grande vitesse!
Bravo à tout le monde pour ce beau moment de recherche et à vendredi prochain dans le théâtre des Oliviers.


 

 




 
 






 

 

 









La Rue 8

Caroline et Charlotte étant prises ailleurs aujourd'hui, c'est à nous "anim'acteurs" de prendre en charge le travail en suivant les indications des metteuses en scène.

 L es actrices et acteurs ont été très concentrés, et appliqués et à l'écoute des consignes.













On voit que la reprise des mêmes exercices d'échauffement les rassure et qu'ils y font des progrès visibles.  L'écoute de l'autre, en échauffement ou en jeu est aussi de mieux en mieux.

Donc nous avons déroulé les indications donnés par « la chef » : Echauffement physique et vocal, étirements , relâchements, vocalises, recherches de sirènes avec sa voix et son corps, recherches d'articulations différentes de phrases, avec des émotions différentes, peinture de l'espace en musique. Travail sur la démarche, de fonction de l'émotion choisi par chacun et chacune.
Rencontre , comment dire bonjour, et si on se retourne sur la personne : est ce qu'on la reconnaît ? A qui nous fait elle penser ?
Improvisations avec les intérieurs de tentes, donnent toujours des images fortes. Nous avons essayé avec trois tentes en parallèle, les images crées remuent fortement les spectateurs, et sont tellement d'actualité …..
à vendredi prochain et bravo à toutes et tous.

La rue 7

Nous voici de retour dans la grande salle de la Maison Pour Tous André Chamson . Ce grand espace permet à la troupe de se tester sur l'occupation d'un grand espace .
Quelques absents pour cause de maladie et d' »indécision » alors nous leur souhaitons un prompt rétablissement pour les uns , et arriver à faire un choix pour les autres.

La séance commence par un échauffement , que les acteurs effectuent de plus en plus en précision. Tout les morceaux du corps y passent et il se termine par un travail d'articulation et de voix projetée. Les voix sont de plus en plus fortes et les paroles s'articulent de mieux en mieux . Chaque acteur est très participant . L'énergie de ce groupe fait du bien à voir et à entendre.


Des phrases et des façons différentes de les dire font leur apparition . Comment dire « laissez moi tranquille » ? chacun y va à sa façon : « fichez moi la paix ! » , « foutez moi la paix ! » « lachez moi les basketts !! », « laissez moi tranquille !! ». Des recherches sont faites sur les intonatins différentes à utiliser, fort , murmuré, triste, en colère etc....

Puis une sorte de « Haka » voit le jour : deux lignes face à face avec un leader, qui propose un moyen vocal et corporel de faire peur à la ligne d'en face . Nous avons pu voir de très belles proposition et un bel engagement physique et corporel de chacune et chacun. Et même un bout du vrai « haka » par Enzo ...Bravo !!!

Un autre travail corporel : nos mains se transforment en plumes , puis nos bras deviennent très lourds à poter et à déplacer. Nos pieds restent collés sur un sol imaginaire recouvert de glue...puis les consignes se superposent , pas facile mais belle réussite de tous, et surtout chacun ose faire ses propres recherches.
La séance se termine par des Traversées un par un ou l'on doit entrer avec une démarche particulière , au centre de la salle, on s’arrête et on regarde chaque personne assises
on dit bonjour et on continue son chemin. Les acteurs commencent à ressentir ce qu'un bonjour lancé qui n'a aucune réponse induit chez lui ...on se rapproche des sensations de « la Rue » .

Bravo à toutes et tous et à vendredi prochain dans la même salle. 

La Rue 5 et 6

Un vendredi aux Oliviers Un samedi à la Bulle Bleue

Des exercices de travail sur l'émotion, seul assis sur une chaise, en essayant de trouver comment passer rapidement d'une émotion ou d'un sentiment à l'autre . Le jeu de la « Chaise magique » ravi les acteurs , ils veulent tous le faire mais le temps du vendredi n'étant pas étirable, ce sera pour demain ….


 

 

 

 

 

 

 



 
 



 


Le samedi c'est la salle de répet de la bulle bleue qui nous accueille. Petits problèmes de clés, mais nous finissons par entrer . Puis vont s'enchainer : des échauffement de tout le corps , de la voix , des exercices seul ou en groupe , des début de scènes, des enchainements. Des essaies, des recherches, des improvisations dans une gare...soutenus par des musique ou des sons proposés par Caroline.
Rien n'est encore fixé, les recherches sont en cours, des choses seront gardées te d'autres seront abandonnées.


Des improvisations:
- des passages multiples, ou personne ne fait attention à celle ou celui qui semble avoir eu un malaise
- avec un « intérieur de tente »nous font passer par de très fortes émotions données par ses images
le cocon d'ou on essaye de sortir …..pour aller dans un ailleurs meilleur.....
L'abris de fortune que l'on quitte à regret avec un peu d'inquiétude : va-t-on le retrouver , plus tard si besoin ? Ne va-t-on pas être obligé d'y revenir ?
Et ce morceau de tapis de sol, qui en se recroquevillant sur lui même, ou en se déployant ,nous emmène dans un voyage imaginaire, des visages s'affiches, des formes naissent, se font se défont, accompagnées du bruit du plastique qui craque.


Nous sommes déjà spectateurs de moments forts et chargés de signification.
Nos acteurs n'ont jamais vécus dans la rue, mais leur sensibilité et leur altruisme font, qu'ils sont en capacité de ressentir les émotions de celui qui y est obligé.

Bravo à toutes et tous, encore une fois pour votre engagement et pour ce que vous êtes.